architecte Robin Denis

Quel a été votre parcours avant de fonder votre agence d’architecture ?

Ma vocation pour l’architecture a pris racine sur les bancs de l’école d’architecture de Clermont-Ferrand. C’est là-bas que j’ai choisi de me spécialiser dans le domaine d’étude « Éco-conception des Territoires et des Espaces Habités ». Ce Master a été une vraie révélation puisqu’il m’a conduit à explorer l’usage du bois et des matériaux bio-sourcés, prélude à une architecture à la fois frugale, efficace et innovante.

Durant mes études, j’ai eu l’opportunité de travailler sur la conception d’un plateau de tournage pour le festival du court-métrage de Clermont-Ferrand. C’est avec cette expérience que j’ai développé une passion pour le travail du bois et le réemploi.

Par ailleurs, mon attrait pour les expressions visuelles telles que la photographie, la vidéo, et la modélisation 3D s’est affirmé parallèlement, esquissant les contours d’une démarche créative globale dans ma méthode de travail.

Après mes études, les jalons de mon parcours professionnel ont été posés à travers diverses expériences en agence. J’ai notamment travaillé chez Vincent Trinh à Saint-Flour, chez FR Architectes à Clermont-Ferrand, puis chez Cornière et Castanié. Au fil de ces expériences, j’ai su qu’un jour, je souhaiterais être en capacité de créer ma propre structure.

C’est notamment lors d’une mission pour la conception et la construction d’une installation artistique pour la biennale de Saint-Flour, que j’ai compris que je devais trouver un moyen d’associer conception et construction dans mes projets lorsque je serai à mon compte. C’est pourquoi, en suivant j’ai décidé de passer mon Habilitation à la Maîtrise d’œuvre en son Nom Propre (HMONP).

Après avoir quitté la région de Clermont-Ferrand, c’est en Haute-Loire que j’ai continué mon parcours, notamment chez Berger Granier Architectes.

parcours universitaire et professionnel de l'architecte Robin Denis

Comment structurez-vous le travail au sein de l’agence ?

J’ai l’habitude de travailler seul. Plutôt solitaire, je n’ai pas d’organisation spécifique, je m’adapte rapidement aux besoins du moment : déplacement sur les chantiers, études et phases de conception au bureau, prospection, etc.

Je privilégie une approche par bloc horaires, plutôt qu’en petites tâches fragmentées. Cette organisation me permet une immersion totale et ininterrompue dans chaque projet. Ainsi, j’arrive à consacrer des demi-journées ou des journées entières sur un seul projet, offrant à chaque création l’espace nécessaire pour s’épanouir pleinement.

Hormis les logiciels de dessin d’architecture, quels sont les outils qui vous aident dans votre activité d’architecte HMONP ?

L’outil qui m’aide le plus dans mon activité est sans doute mon appareil photo. Il se révèle être mon allié le plus précieux ! Je l’utilise très souvent pour des relevés, mais aussi pour trouver des cadrages, des matières, des ambiances qui m’aident à concevoir mes projets. Ce compagnon de chaque instant devient une vraie source d’inspiration capturant textures, lumières, et atmosphères. Il nourrit ainsi ma réflexion et ma créativité architecturale !

Quelle est la journée type en tant qu’architecte HMONP ?

Mes journées sont assez rythmées ! Le lever à 6h00 ouvre le bal, suivi d’un moment familial essentiel avant de me plonger dans le travail. Dès 8h00, je m’immerge dans les mails, et une veille des différents réseaux et publications de marchés publics, puis le reste de la matinée est dédié à la conception.

L’après-midi, j’alterne entre lecture spécialisée et poursuite de la conception, avant de terminer sur une note personnelle, sportive ou familiale, garantissant un équilibre vital entre vie professionnelle et personnelle.

Avez-vous des spécialités ou domaines de prédilection ?

Mon expertise s’épanouit dans le domaine de l’éco-conception, avec une prédilection pour la construction en bois. J’essaie aussi à maximum de développer également le réemploi dans chacun de mes projets.

J’aime travailler à toutes les échelles. Je m’attache alors à explorer l’architecture, du macro au micro, permettant une diversité de projets. C’est pourquoi je m’intéresse à des projets allant de la requalification d’un centre-bourg à de l’aménagement intérieur.

Sur quel projet avez-vous préféré travailler ?

La maison W, réalisée chez Berger Granier a été une très belle expérience. Les clients étaient très demandeurs et réceptifs à l’éco-conception, et grâce à cette synergie, nous avons pu expérimenter des mises en œuvre et des matériaux que je n’avais jamais vu avant ! Je pense à l’utilisation d’enduit terre ou la chaudière bois. Même si des arbitrages ont finalement fait évoluer le projet initial, je suis heureux d’avoir pu tester cette conception innovante !

Quel est le meilleur projet qu’on puisse vous demander en tant qu’architecte HMONP spécialisé dans l’éco-conception ?

En tant qu’architecte, la meilleure demande qu’on puisse me faire ne repose pas spécifiquement sur un programme, mais plutôt sur un état d’esprit. Selon moi, si le client attend que je produise exactement ce qu’il a en tête, alors mon travail n’a aucun intérêt. Loin de vouloir simplement matérialiser une vision préconçue, j’aspire à un échange où la surprise et le partage enrichissent le processus créatif.

La meilleure demande qu’on puisse me faire n’est pas non plus une carte blanche, c’est plutôt une volonté de se laisser surprendre, d’accepter que le projet soit à la croisée des sensibilités du client et de ma vision architecturale.

Quel serait pour vous le meilleur conseil à donner à un maître d’ouvrage avant de lancer son projet ?

Selon moi, je conseillerai d’éviter l’écueil de la surinformation visuelle, telle que celle véhiculée sur Pinterest ou dans certaines émissions « spécialisées ». Quelques idées et images suffisent pour qu’un architecte trouve des solutions. Nous avons besoin de peu pour concevoir des solutions innovantes ! Il faut faire confiance et accepter de se laisser surprendre.

« Dans l’art, tout est connaissance, labeur, patience, et ce qui peut surgir en un instant a mis des années à cheminer. »

Les pierres sauvages de Fernand POUILLON, Editions du seuil, 1964

© Visuels 3D : Robin Denis


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