Photo de la cuisine d'architecte, ouverte sur le salon, avec un mur en pierres

Aménager une mezzanine ou surélever l’immeuble ?

En achetant un deux-pièces au dernier étage d’une petite copropriété aux portes de Paris, un couple espère pouvoir exploiter les combles attachées au lot pour en faire une chambre en mezzanine. L’immeuble, une petite copropriété défraichie, ne semble pas avoir beaucoup de potentiel. Au fil de ses démarches et avec leur architecte parisien, le couple découvre plus de possibilités que prévu : le PLU est plutôt permissif, et les combles peuvent être surélevées d’un niveau.

Ils imaginent donc créer un duplex en lieu et place des combles actuelles, en surélevant la toiture. Le deux-pièces initial serait conservé et indépendant du nouvel appartement créé. La surélévation permettrait en plus de construire une terrasse sur les toits, accessible directement depuis le nouveau duplex.

Grenier bas de plafond sans fenêtre
État initial : les combles étaient trop basses pour tenir debout, et très sales. Le plancher devait être renforcé.

Va t’on pouvoir surélever l’immeuble ?

Mais les contraintes sont nombreuses :

  • L’immeuble est en zone ABF (Architecte des Bâtiments de France), du fait de la proximité géographique d’un monument ;
  • Les sous-sols du quartier sont d’anciennes carrières, et leur “confortement” sera imposé par l’Inspection Générale des Carrières ;
  • La structure de l’immeuble est saine, mais la surélévation devra être construite en bois, pour des questions de poids ;
  • Le Plan Local d’Urbanisme de la ville, bien que permissif, impose tout de même quelques adaptations au projet initial.

De leur côté, les copropriétaires se montrent conciliants : les travaux seront l’occasion de ravaler la façade et de refaire des parties communes qui n’ont pas été rafraîchies depuis des décennies.

Les études sont longues et pleines de rebondissement : le projet devra être présenté à trois Architectes des Bâtiments de France différents car ils sont remplacés, le bureau d’étude structure qui travaille sur la construction est très sollicité pour optimiser la structure, les calculs thermiques sont compliqués à réaliser car il s’agit d’une construction neuve sur un bâtiment ancien… mais finalement, la ténacité de l’équipe de maîtrise d’oeuvre permet que tout rentre dans l’ordre.

Des travaux optimisés

Après avoir supprimé la toiture existante (couverture et charpente), les charpentiers renforcent le plancher en bois qui existait dans les combles et les maçons le “doublent” avec des bacs de métal qui vont recevoir une fine dalle en béton. Cette technique permet à la fois d’isoler acoustiquement le niveau créé et de renforcer structurellement le haut du bâtiment. Les murs sont réalisés en ossature bois, en usine, et livrés et montés avec une grue stationnée dans la rue. C’est un moment fort pour toute l’équipe : les volumes dessinés par l’architecte prennent vie !

Une grue livre des murs en ossature bois pour la surélévation
La grue dépose sur le toit les éléments préfabriqués en ossature bois.

Le chantier du “clos et couvert”, c’est à dire des éléments structurels et qui permettent de se protéger des intempéries, dure 5 mois, y compris la démolition, le ravalement de la façade de l’immeuble et l’installation complète de la toiture. C’est relativement rapide, mais néanmoins très long pour les habitants de l’immeuble.

L’architecte a pensé toute la construction pour être très efficace thermiquement. Les murs sont très isolés, la toiture est en panneaux sandwichs qui répondraient normes des bâtiments passifs, les menuiseries sont en triple vitrage très isolant et le logement est équipé avec une ventilation mécanique contrôlée (VMC) double flux.

Un duplex d’architecte lumineux, invisible de la rue

Après trois mois de travaux intérieurs pour tous les lots secondaires, l’appartement est livré et le couple y emménage. Le duplex est très lumineux, car traversant et avec des ouvertures en façade et en toiture.

Photographie du salon, qui donne sur la terrasse du duplex
La terrasse, en second plan, s’ouvre sur les abords de Paris et donne sur des cours et jardins voisins. Le salon, meublé avec des canapés Togo jaunes sur un sol en résine gris clair, est à la fois contemporain et chaleureux.

La pièce de vie principale comprend d’un côté le salon, qui ouvre sur la terrasse côté cour et côté Paris, et de l’autre la cuisine, qui donne sur la rue.

  • Vue de face de la cuisine, avec un reflet où l'on aperçoit le salon en arrière plan
    Bien que la structure de la surélévation soit en bois, c’est invisible de l’intérieur. Cependant, l’architecte a choisi de mettre le bois à l’honneur à l’intérieur, avec des étagères et un plafond en bois clair notamment
  • Photo de la cuisine d'architecte, ouverte sur le salon, avec un mur en pierres
    Sol en béton avec résine grise, meubles de cuisine avec plans de travail en solid surface blanc, mur en pierre : la surélévation de cet immeuble a permis d’avoir des beaux volumes sous les toits
  • Vue de la cuisine depuis le salon, avec un plafond en bois clair brut
    Sol en béton recouvert de résine gris clair, plafond en bois clair brut, mur en pierre et autres murs blancs : la surélévation a un style sobre presque minimaliste, réhaussé par quelques éléments de couleur.
  • La pièce de vie, vue depuis l'escalier du duplex
    La cuisine et le salon ne forment qu’un seul et même grand espace, traversant et avec une double hauteur au dessus de la cuisine.

À l’étage, la mezzanine accueille une vraie chambre, avec une grande vitre qui donne sur la cuisine, ainsi qu’une petite chambre d’enfant. La double hauteur de la cuisine donne tout son charme à cette surélévation d’immeuble : elle donne de la lumière avec le vélux en toiture et un beau volume à lire, avec le mur en pierre rejointoyé du côté de la cuisine.

  • Vue de la chambre parentale, donnant sur la double hauteur de la cuisine
    La chambre parentale qui se trouve à l’étage a été pensée pour être très lumineuse : d’une part elle donne sur la cuisine avec une grande vitre sécurisée, d’autre part elle ouvre sur les toits avec un velux.
  • Vue d'une chambre d'architecte en mezzanine avec une verrière
    Vue intérieure d’une chambre à l’étage du duplex, avec un vide sur la cuisine protégé par une grande verrière.

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